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Article05/04/2026

Les faux observatoires institutionnels sur X

Ces structures ne sont pas fiables car elles dissimulent un agenda militant d'extrême droite derrière une façade institutionnelle neutre, tout en opérant via un réseau opaque de financements et de citations croisées piloté par Jean-Yves Le Gallou et Claude Chollet.

L'Illusion : Comment ils se font passer pour des organismes officiels ou scientifiques

Ces structures, telles que l'Observatoire du Journalisme (OJIM), l'Observatoire de l'Immigration et de la Démographie (OID, lié à la Fondation Polémia), l'Observatoire des violences (potentiellement référant à des entités comme l'Observatoire des violences anti-chrétiennes ou similaires dans la nébuleuse identitaire, bien que moins documenté), et l'Institut Iliade, adoptent un mimétisme institutionnel en choisissant des dénominations neutres et savantes pour simuler une impartialité académique ou observatoire.

Par exemple, l'OJIM se présente comme un "observatoire du journalisme" dédié à l'analyse des médias, avec un site web qui évite les marqueurs politiques évidents et lie vers des sources variées, y compris à gauche, tout en refusant l'étiquette d'extrême droite. Claude Chollet, son président, se définit comme un "populiste tendance Beppe Grillo" pour diluer les soupçons.

De même, l'Institut Iliade s'intitule "Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne", évoquant une institution culturelle ou historique, alors qu'il forme des activistes à des thèses identitaires et xénophobes. Cette stratégie masque un militantisme radical coordonné : Jean-Yves Le Gallou, cofondateur de l'OJIM et de l'Institut Iliade, théorise explicitement un "gramscisme technologique" pour infiltrer les médias et les institutions via des apparences objectives, comme exposé dans son ouvrage de 2008.

Ces noms "observatoires" ou "instituts" imitent des organismes officiels comme l'Observatoire national de la délinquance, créant une illusion de scientificité pour diffuser des idées sur le "grand remplacement" ou la critique biaisée des médias, sans déclarer ouvertement leur agenda politique.

Les Faits : Révèle les liens étroits entre eux (boucle de citations) et l'opacité de leur financement ou de leurs auteurs

Les connexions entre ces entités forment un réseau serré autour de figures comme Jean-Yves Le Gallou et Claude Chollet, issus de la Nouvelle Droite et du GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne). Le Gallou, ancien cadre du Front national et fondateur de la Fondation Polémia, a cofondé l'OJIM avec Chollet (ancien président du GRECE) en 2012, et l'Institut Iliade en 2014 avec Philippe Conrad (autre ex-GRECE).

L'OID, souvent associé à Polémia, publie des rapports sur l'immigration cités par ces structures pour renforcer mutuellement leur légitimité. Cette boucle de citations est évidente : l'OJIM félicite des figures comme Éric Zemmour ou Robert Ménard lors des "Bobards d'Or" organisés par Polémia et Le Gallou, tandis que l'Institut Iliade invite Le Gallou et des conseillers de Zemmour à ses colloques. Chollet, qui anime l'OJIM, préface des ouvrages édités par La Nouvelle Librairie, liée à l'Institut Iliade. Quant à l'Observatoire des violences, bien que moins précisément documenté, il s'insère dans cette nébuleuse via des thèmes récurrents comme les violences anti-blanches ou anti-chrétiennes, cités par Polémia et l'Institut Iliade pour appuyer des narratifs identitaires.

L'opacité est flagrante : l'OJIM vit de dons anonymes (100 000 € en 18 mois initiaux, sans divulguer le nombre de membres), investis initialement par Chollet à hauteur de 10 000 €. L'Institut Iliade lève des fonds via des galas privés (comme en 2024 pour un club "Cercle Europa" réservé aux "Européens", suscitant des enquêtes judiciaires pour discrimination).

Polémia, pivot central, ne publie pas de détails sur ses financements, favorisant une coordination discrète sans transparence sur les auteurs réels des rapports, souvent des militants comme Le Gallou ou Chollet