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Observatoire des violences politiques

L’Observatoire des violences politiques : un outil au nom encore fumeux de propagande d’extrême droite

Qui se cache derrière l’Observatoire des violences politiques ?

Des fondateurs issus de l’extrême droite et du néofascisme

L’Observatoire des violences politiques (OVP) a été créé sous le nom officiel d’« Observatoire de la vie démocratique », mais son objectif réel est tout autre : il s’agit d’un outil de propagande et de désinformation au service de l’extrême droite. Parmi ses fondateurs, on trouve deux figures particulièrement problématiques :

  • Paul Carton : un militant néofasciste, proche des milieux identitaires et radicalisés. Il est notamment connu pour ses liens avec des groupuscules d’ultradroite et pour son engagement dans des structures militantes qui visent à normaliser les idées d’extrême droite dans le débat public.
  • Éric Vienne : un ancien militaire, secrétaire général de Place d’Armes, une association d’anciens militaires qu’il a cofondée. Ce groupuscule est connu pour ses positions complotistes et son engagement dans des réseaux d’influence d’extrême droite. Éric Vienne a également des liens avec des mouvements qui prônent une vision militarisée et autoritaire de la société.

Ces deux individus incarnent une frange radicale de l’extrême droite, qui utilise des structures comme l’OVP pour cibler, discréditer et criminaliser les mouvements de gauche, les antifascistes et les associations progressistes.


Une structure au service de la désinformation et de la propagande

Une « enquête » biaisée et orientée

L’OVP se présente comme un organisme neutre et scientifique, mais ses publications sont en réalité des pamphlets politiques visant à diaboliser l’extrême gauche et à minimiser les violences de l’extrême droite. Par exemple, en décembre 2024, l’OVP a publié une prétendue « enquête » sur l’agression de l’eurodéputée RN Marie Dauchy par un commerçant en Savoie. Cette publication visait à victimiser l’extrême droite et à présenter ses adversaires comme des violents, sans aucun souci d’objectivité.

Plus de 200 « articles » contre des cibles politiques

Depuis sa création, l’OVP a produit plus de 200 « articles » ciblant des personnalités et des mouvements de gauche, des antifascistes, des syndicats étudiants, et même des élus. Parmi ses cibles :

  • Gautier Langlois, membre de l’Union pirate (syndicat étudiant de Rennes 2) et militant LFI, accusé sans preuve de menaces et de harcèlement contre un militant de Reconquête et de la Cocarde étudiante.
  • Des militants antifascistes, des associations féministes, et des élus de gauche, systématiquement présentés comme des « violents » ou des « extrémistes ».

L’OVP utilise des méthodes de désinformation pour discréditer ses adversaires, en amplifiant des incidents mineurs ou en inventant des accusations. Son objectif est clair : créer un climat de peur et de suspicion envers la gauche et les mouvements progressistes, tout en blanchissant les violences de l’extrême droite.


Un observatoire qui sert les intérêts du Rassemblement National et de l’ultradroite

Une stratégie de normalisation de l’extrême droite

L’OVP joue un rôle clé dans la normalisation des idées d’extrême droite en France. En se présentant comme un « observatoire neutre », il tente de légitimer des discours racistes, xénophobes et complotistes. Ses publications sont régulièrement reprises par des médias et des personnalités proches du RN, comme Valeurs actuelles ou Fdesouche, qui en font un relais de leur propagande.

Des liens avec des groupuscules violents

L’OVP entretient des connexions troubles avec des groupuscules d’ultradroite, comme la Jeune Garde (dissoute en 2025 pour violences) ou Lyon Populaire (également dissous). Ces groupes sont connus pour leurs agressions contre des militants de gauche, des antifascistes et des journalistes. En publiant des « enquêtes » biaisées sur ces violences, l’OVP contribue à brouiller les pistes et à présenter les victimes comme des agresseurs.


Une structure condamnée par la justice

Un communiqué judiciaire imposé par un tribunal

En février 2026, le Tribunal judiciaire de Toulouse a ordonné à l’OVP de publier un communiqué judiciaire sur son site internet, après avoir été poursuivi pour des manquements à la déontologie et des accusations diffamatoires. Le tribunal a jugé que l’OVP avait dépassé les limites de la liberté d’expression et avait diffusé des informations mensongères dans le but de nuire à des individus et à des associations.

Cette condamnation révèle le vrai visage de l’OVP : une structure militante, partisane, et non un organisme d’analyse objective. Malgré cela, l’OVP continue de publier des « bilans » et des « enquêtes » qui sont repris par des médias complaisants, sans aucun esprit critique.


Conclusion : l’OVP, un outil de guerre politique au service de l’extrême droite

L’Observatoire des violences politiques n’est pas un organisme neutre, mais un outil de propagande créé par des militants d’extrême droite pour :

  • Diaboliser la gauche et les antifascistes en les présentant comme des violents.
  • Minimiser et justifier les violences de l’extrême droite en les passant sous silence ou en les excusant.
  • Normaliser les idées racistes, xénophobes et complotistes dans le débat public.

Ses fondateurs, Paul Carton et Éric Vienne, sont des figures radicales de l’extrême droite, liées à des réseaux néofascistes et militaristes. Leurs méthodes consistent à désinformer, manipuler et criminaliser leurs adversaires politiques.

Il est temps de démasquer cette structure et de refuser de lui accorder la moindre crédibilité. L’OVP n’est pas un observatoire, mais une machine de guerre politique au service de l’extrême droite.

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